Sélectionner les meilleures actions en bourse selon votre profil

Comment choisir des actions en bourse ?

On n’investit pas en bourse comme on joue au casino. Choisir d’acquérir des actions d’une entreprise n’équivaut pas à miser sur le rouge ou le noir au jeu de roulette. Tout au moins, si l’on espère que notre investissement pourra croître en valeur sur le long-terme. Voici sur quoi il faut baser nos choix, lorsque l’on choisit des actions boursières.

Comprendre la mécanique de la bourse

Se lancer dans l’achat d’actions sans prendre le temps de comprendre la bourse, c’est avancer dans le brouillard. La diversité des produits financiers, la complexité de leurs logiques propres, tout cela exige un minimum de préparation. Pour qui débute, les actions restent parmi les instruments les plus directs d’accès. Mais pour s’orienter sans multiplier les faux pas, deux méthodes d’analyse s’imposent pour bâtir un socle solide.

L’analyse fondamentale : examiner la santé des entreprises

Bâtir un portefeuille cohérent commence toujours par un examen minutieux de la solidité des sociétés ciblées. L’analyse fondamentale ne laisse rien au hasard : elle consiste à fouiller les données brutes pour juger de la valeur réelle d’une action et de ses perspectives de croissance. Ceci implique aussi de mettre en regard plusieurs entreprises d’un même univers et de dégager celles qui affichent la meilleure régularité sur la durée. Voici les principaux éléments à considérer pour départager objectivement les candidats :

  • L’évolution du cours sur les deux dernières années, afin d’identifier les mouvements de fond ou les anomalies
  • Le chiffre d’affaires, sur plusieurs exercices, pour évaluer la dynamique commerciale
  • Le cash-flow, indicateur précieux de la capacité d’une entreprise à générer des ressources disponibles
  • Le niveau d’endettement, qui mesure la solidité du socle financier et le risque de surchauffe
  • Le bénéfice net par action distribué sur la période récente, pour jauger la performance et la générosité vis-à-vis des actionnaires
  • L’évolution des capitaux propres, révélateur du potentiel de résilience à moyen terme

L’analyse technique : décrypter les signaux du marché

Nul graphique boursier ne suit un tracé régulier. Les variations brutales sont monnaie courante, mais il ne s’agit pas de fuir à la moindre baisse. Apprendre à repérer les points d’entrée intelligents, c’est tout l’enjeu de l’analyse technique. Acheter sur un sommet, c’est s’exposer à un retour de bâton rapide. Anticiper les fluctuations, c’est savoir lire la psychologie du marché grâce à des instruments adaptés.

Pour ceux qui veulent affiner leur timing et distinguer une tendance durable d’un phénomène ponctuel, plusieurs outils se révèlent incontournables :

  • Le Directional Movement Index (DMI), utile pour cerner la force dominante d’une tendance
  • Le Relative Strength Index (RSI), qui signale les excès, aussi bien haussiers que baissiers
  • L’indicateur Ichimoku, expliquant en temps réel où se trouvent les seuils à surveiller ou les points de retournement potentiels

Peu importe l’approche retenue, un principe s’impose : ne jamais placer tous ses espoirs sur une unique valeur. Diversifier, c’est répartir le risque, atténuer les à-coups et stabiliser les rendements sur la durée. Ouvrir son portefeuille à d’autres supports, comme les fonds de placement, permet de mieux absorber les turbulences boursières.

La bourse, ce n’est jamais une ligne droite ni un tapis vert réservé aux chanceux. Ce sont les curieux, les attentifs et les pugnaces qui traversent les orages et en sortent grandis, prêts à affronter la prochaine vague.